DIGITAL PRIVACY REGULATIONSLe registre mondial du droit de la protection des données
Suivi de 197 juridictions
Langue: Français
Amériques · En vigueur · Opt-in

🇨🇦 Canada : lois sur la protection des données personnelles

Le Canada est le marché majeur le plus strict au monde en matière d'emailing : la CASL exige un consentement explicite ou étroitement implicite avant l'envoi, avec des sanctions par message qui ont atteint sept chiffres. Au niveau fédéral, la PIPEDA continue de s'appliquer après l'abandon de la réforme C-27 lors de la prorogation du Parlement en janvier 2025, tandis que la Loi 25 du Québec, pleinement déployée depuis septembre 2024, dote cette province de règles, d'amendes et d'un droit à la portabilité de niveau RGPD.

Mis à jour le 28 septembre 2026 · digitalprivacyregs.com
Statut
En vigueur
Modèle de consentement
Opt-in
Loi principale
PIPEDA + CASL + Loi 25 du Québec (provinciale)
Année
2000
Autorité
Commissariat à la protection de la vie privée (CPVP) ; commissaires provinciaux (QC, C.-B., AB)
Consentement marketing
Le consentement est requis pour la collecte, l'utilisation et la divulgation ; le consentement implicite fonctionne dans les contextes non sensibles, mais la CASL impose un régime strictement opt-in pour les e-mails et SMS commerciaux, avec des fenêtres de consentement implicite limitées.
Transferts
Fondé sur la responsabilisation : l'organisation à l'origine du transfert demeure responsable ; le Québec ajoute des évaluations d'impact relatives aux transferts.
Sanctions
Les sanctions de la CASL peuvent atteindre CAD 10 M par infraction ; les amendes de la Loi 25 du Québec peuvent atteindre CAD 25 M ou 4 % du chiffre d'affaires mondial. La PIPEDA elle-même reste dépourvue de pouvoir de sanction direct après l'abandon du projet de loi C-27 en janvier 2025.

Le cadre juridique

Le cadre juridique du Canada repose sur la PIPEDA, la CASL et la Loi 25 du Québec (provinciale), adoptée en 2000, le Commissariat à la protection de la vie privée faisant office d'autorité de contrôle.

Cela place le Canada dans la majorité mondiale des régimes opt-in, où l'autorisation précède le traitement et où le marketing attend le consentement.

Principaux textes

PIPEDA

2000 · En vigueur

Loi fédérale sur le secteur privé fondée sur le consentement : connaissance et consentement requis pour la collecte, l'utilisation et la communication des données, le consentement implicite étant acceptable pour des finalités non sensibles. Le CPVP mène des enquêtes mais ne peut pas infliger d'amendes directement.

Source officielle →

CASL (Loi canadienne anti-pourriel)

2014 · En vigueur

Consentement exprès de type opt-in pour les messages électroniques commerciaux, avec un consentement implicite limité (relation d'affaires existante, fenêtre de 2 ans ; demandes de renseignements, 6 mois). Obligations d'identification et de désabonnement. Sanctions du CRTC pouvant atteindre CAD 10 M.

Source officielle →

Loi 25 (Québec)

2021 · Pleinement en vigueur (déploiement progressif 2022-2024)

Loi provinciale de niveau RGPD : normes de consentement exprès, protection de la vie privée par défaut, évaluations d'impact relatives aux transferts, communication des décisions automatisées, portabilité (depuis septembre 2024), amendes pouvant atteindre CAD 25 M ou 4 % du chiffre d'affaires.

Source officielle →

Marketing et publicité

Le consentement est requis pour la collecte, l'utilisation et la communication des données ; le consentement implicite fonctionne dans des contextes non sensibles, mais la CASL impose un régime strictement opt-in pour les courriels et SMS commerciaux, avec des fenêtres de consentement implicite limitées. Cette seule phrase détermine la plupart des choix de canaux ici.

Le piège pratique pour les spécialistes du marketing américains est qu'une stratégie calquée sur le CAN-SPAM est illégale au Canada. Pas de listes achetées, pas d'envois reposant uniquement sur l'opt-out, et les délais de consentement implicite expirent. Le Québec ajoute par-dessus des obligations de langue française et de conception du consentement.

Transferts transfrontaliers

Fondé sur la responsabilisation : l'organisation à l'origine du transfert demeure responsable ; le Québec ajoute des évaluations d'impact relatives aux transferts.

Application et sanctions

Les sanctions de la CASL peuvent atteindre CAD 10 M par infraction ; les amendes de la Loi 25 du Québec peuvent atteindre CAD 25 M ou 4 % du chiffre d'affaires mondial. La PIPEDA elle-même reste dépourvue de pouvoir de sanction direct après l'abandon du projet de loi C-27 en janvier 2025.

Sources principales

Citer cette page : « Canada : lois sur la protection des données personnelles. » Digital Privacy Regulations, 28 septembre 2026, https://digitalprivacyregs.com/fr/canada.html. Consulté le [date].